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Tiens au fait, mais comment crée-t-on une entreprise en Belgique ?

Vous avez comme projet de créer une entreprise en Belgique ? Vous avez vérifié que vous satisfaisiez aux conditions préalables à l’exercice d’une activité d’indépendant ? Dans ce cas, vous êtes prêt à entreprendre les démarches qui vous permettront de devenir un entrepreneur. Suivez notre parcours étape par étape, c’est le chemin le plus sûr pour parvenir au but sans encombres !

 

  1. 1. Choisissez un statut juridique : entreprise individuelle ou société ?
  2. 2. Quelle forme choisir ? (si vous optez pour une société)
  3. 3. Donnez un nom à votre entreprise
  4. 4. Constituez votre société
  5. 5. Rendez-vous dans un guichet d’entreprises agréé
  6. 6. Ouvrez un compte à vue
  7. 7. Identifiez-vous à la TVA
  8. 8. Affiliez-vous à une caisse d’assurances sociales
  9. 9. Affiliez-vous à une mutuelle
  10. 10. Souscrivez aux assurances indispensables
  11. 11. Préparez-vous à diriger : Gérez et facturez
  12. En Bonus : Engagez du personnel !

 

Prêt(e)s pour le marathon ?

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  1. 1. Choisissez un statut juridique : entreprise individuelle ou société ?

 

Votre première initiative sera de choisir la structure juridique la plus adaptée à vos projets :

  • l’entreprise individuelle (indépendant en personne physique) ;

OU

  • la société (personne morale).

 

Chaque formule présente des avantages et des inconvénients et votre choix aura des conséquences importantes sur la vie de votre entreprise. Parmi les critères en jeu, on peut citer notamment :

  • le type d’activité envisagée ;
  •  le nombre de personnes qui y participeront ;
  • les capitaux disponibles ;
  • l’apport financier des associés ;
  • le régime fiscal le plus approprié ;
  • le développement prévisible de l’activité, etc.

Opter pour l’une de ces deux options doit être l’aboutissement d’une réflexion approfondie et adaptée à votre projet d’entreprise. N’hésitez pas à demander conseil auprès d’un notaire, avocat, conseiller d’entreprise, comptable ou fiscaliste ou sur le site du ministère de l’économie.

 

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  1. 2. Quelle forme juridique choisir ?

!!! Seulement si vous optez pour une société !!!

Si vous avez choisi opté pour la création d’une société, vous devez encore choisir la forme la plus adaptée à votre projet. Voici les principales qui peuvent vous concerner :

 

La Société Privée à Responsabilité Limitée (SPRL)

La société privée à responsabilité limitée (SPRL) est généralement considérée comme la forme juridique de société la plus appropriée pour une petite ou moyenne entreprise.

Voici les caractéristiques principales :

  • – Pour la constituer, deux personnes suffisent, sauf dans le cas particulier de la société privée à responsabilité limitée unipersonnelle qui peut être constituée par une seule et unique personne ;
  • – La SPRL a une personnalité juridique propre qui est distincte de celle des associés. Elle dispose également d’un patrimoine propre ;
  • – C’est une société privée : les parts sont nominatives (le propriétaire est nommément désigné, il est donc possible de l’identifier) et les possibilités de céder ces parts sont limitées ;
  • – C’est une société à responsabilité limitée : les associés s’engagent uniquement à concurrence de leur apport. En cas de faillite de la société, les créanciers ne peuvent émettre aucune prétention sur le patrimoine propre des associés. Il existe cependant des exceptions à ce principe pour les fondateurs ;
  • – Les statuts doivent être rédigés par acte notarié ;
  • – Le capital de départ s’élève au minimum à 18.550 euros.

 

La SPRL-Starter ou SPRL-S

La SPRL-S a été récemment créée afin de donner un appui aux “starters” ne disposant pas des liquidités suffisantes pour lancer leur société.

  • – Il s’agit d’une forme de société exclusivement réservée aux personnes physiques ;
  • – Le capital minimal théorique est fixé entre 1 et 18.549 euros ;
  • – Le plan financier doit être visé par un membre de l’Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés (IPCF), de l’Institut des Experts-Comptables et des Conseils fiscaux (IEC) ou de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) ;
  • – La SPRL-S ne peut pas détenir 5 % ou plus des parts dans une autre société à responsabilité limitée ;
  • – Elle ne doit pas occuper l’équivalent de plus de 5 travailleurs à temps plein (ETP) faute de quoi, elle devient une SPRL « classique » ;
  • – Elle doit ajouter à toute mention de sa forme juridique le mot « Starter » afin qu’aucune confusion ne soit possible quant au montant du capital social. Cette mention doit être maintenue aussi longtemps que la société n’augmente pas son capital à concurrence de celui de la SPRL « classique ».

 

La société anonyme (SA)

La société anonyme est une forme de société surtout choisie par les grandes entreprises mais elle l’est aussi par des PME. Elle est préférable en cas de besoins importants en capitaux, car elle peut faire appel à de nouveaux capitaux extérieurs ou se lancer dans l’épargne publique. Elle permet donc une croissance rapide de l’entreprise.

  • – La SA est une forme de société qui est principalement axée sur l’apport de capital par les associés (au moins deux) ;
  • – Cette forme de société commerciale présente l’avantage d’offrir une distinction complète entre l’entreprise et ses actionnaires. Leur responsabilité est donc limitée à leur apport. Les titres sont, en règle générale, facilement cessibles et sans limitation. C’est donc une forme de société qui présente moins un caractère familial ;
  • – Cette forme de société doit être constituée par acte notarié. Elle nécessite un capital minimum de 61.500 euros et la gestion administrative d’une telle société s’avère relativement lourde pour de petites structures (conseil d’administration, assemblée générale).

 

La société coopérative

Il existe deux types de sociétés coopératives :

  • – la société coopérative à responsabilité illimitée (SCRI) ;
  • – la société coopérative à responsabilité limitée (SCRL).

La SCRI est une forme juridique souple qui ne nécessite ni acte notarié, ni capital minimum. Les associés d’une telle société sont solidairement responsables des engagements pris par leur société. La SCRL offre une responsabilité limitée mais est dotée de règles de fonctionnement plus strictes.

Plus d’informations sur les sociétés coopératives.

 

La société en nom collectif

La société en nom collectif est une société de personnes qui a pour objet social d’exercer une activité civile ou commerciale sous une raison sociale.

  • – La loi ne fixe pas de capital minimum ;
  • – Son existence est liée au sort des associés ;
  • – Cette forme de société requiert peu de formalités mais reste peu usitée du fait que les associés restent solidairement et de manière illimitée responsables des engagements de la société.

 

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  1. 3. Donnez un nom à votre entreprise

 

Choisir un nom pour votre entreprise peut paraître simple, pourtant, c’est une démarche cruciale : vous devez trouver le nom idéal, qui attire la clientèle et vous démarque de vos concurrents. Par ailleurs, vous devez respecter certaines dispositions spécifiques selon que vous lanciez votre activité sous la forme d’une entreprise individuelle ou d’une société.

 

Donner un nom à une entreprise individuelle

Si vous lancez votre activité sous la forme d’une entreprise individuelle (en personne physique), vous choisirez éventuellement d’exercer votre activité sous un autre nom que votre nom de famille. Vous aurez dans ce cas recours à un nom commercial.

Si le choix du nom commercial est en principe libre, il faut cependant veiller à ce que le nom choisi ne porte pas atteinte à un droit antérieur appartenant à une entreprise concurrente.

Plusieurs possibilités existent pour vérifier préalablement l’existence d’un nom ressemblant à celui que vous souhaitez utiliser :

  • – Effectuez une recherche sur les entreprises qui sont en activité via la Banque-Carrefour des Entreprises ;
  • – Consultez la partie du site du Moniteur belge réservée aux sociétés commerciales ;
  • – Plus simple : utilisez les moteurs de recherche sur Internet ;

 

Donner un nom à une société

Si vous lancez votre activité sous la forme d’une société, vous devez faire une distinction entre le nom commercial de votre entreprise et sa dénomination sociale (ou raison sociale).

La différence ? Le nom commercial est l’appellation sous laquelle une entreprise commerciale est exploitée et connue de sa clientèle. De son côté, la dénomination sociale est, quant à elle, l’appellation officielle de la société (SPRL ou SA par exemple) qui est reprise dans les statuts de la société et publiée au Moniteur belge. Ce nom sert uniquement à identifier la société, mais n’a pas de rôle publicitaire comme le nom commercial de l’entreprise.

Il est bien évidemment possible d’utiliser la même appellation comme nom commercial et comme dénomination sociale.

Afin d’éviter tout risque de confusion ou de concurrence déloyale (éviter qu’une société ne soit prise pour une autre), vous devez toutefois veiller à choisir une dénomination qui n’est pas déjà utilisée par une autre société ou qui ressemblerait trop à celle d’une autre société. Vérifiez que le nom n’a pas déjà été déposé (marque, organisation, association…). Normalement, c’est le notaire qui se charge de vérifier ces éléments avant la constitution de la société, mais pour ne pas perdre de temps, faites une recherche préalable. Pour ce faire, vérifiez les entreprises en activité via la Banque-Carrefour des Entreprises ou consultez la partie du site du Moniteur belge réservée aux personnes morales

 

La Saviez-vous ?

La protection du nom commercial

Le droit au nom commercial n’exige aucune formalité de dépôt ou d’enregistrement préalable. Le droit naît du premier usage public qui est fait du nom commercial.

La mention du nom commercial auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises pourrait constituer ce premier usage, mais en cas de litige, la question à régler se posera en termes de preuve à apporter, ce seront les règles du code civil qui seront alors d’application.

L’étendue de la protection du nom commercial est fonction de l’usage qui en est fait. Selon les cas, il peut être utilisé au niveau d’une ville, d’une région, du pays… Il est bien évident que plus ce nom est connu et répandu, meilleure est la protection qui en découle.

En cas d’utilisation de votre nom commercial par une autre personne ou d’un nom qui peut prêter à confusion, vous pouvez invoquer l’article VI.104 du livre VI Pratiques du marché et protection du consommateur du Code de droit économique qui stipule que « tout acte contraire aux pratiques honnêtes du marché par lequel une entreprise porte atteinte ou peut porter atteinte aux intérêts professionnels d’une ou de plusieurs autres entreprises, est interdit ».

En cas de litige entre votre nom commercial et un signe distinctif appartenant à une autre entreprise, le tribunal analysera d’abord l’antériorité (quel signe était le premier ?) et tiendra compte ensuite de plusieurs critères comme la zone d’achalandage, le rayonnement commercial, la renommée du commerce, l’extension potentielle de l’entreprise, etc., avant d’obliger éventuellement une des entreprises à modifier son nom. Des dommages et intérêts peuvent en outre être accordés.

 

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  1. 4. Constituez votre société

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Si vous choisissez d’exercer votre activité indépendante sous la forme d’une société, vous devez vous dotez d’un acte constitutif pour la création de celle-ci. Vous pouvez procéder en 3 étapes :

 

établir par écrit l’acte constitutif

L’acte constitutif comprend les statuts de la société reprenant toutes ses caractéristiques (dénomination, siège social, objet social, capital, titres…) et ses modalités de fonctionnement.

Si vous optez pour l’une des formes juridiques les plus courantes (SPRL, SA, SCRL), vous devez vous adresser à un notaire pour rédiger l’acte constitutif de la société. Le coût varie selon la complexité de l’acte. Les conventions ainsi passées acquièrent une valeur et une sécurité juridique. Les signataires de ces actes peuvent se prévaloir de cette sécurité entre eux ainsi qu’à l’égard de toute personne étrangère à cette convention.

Si vous optez pour une des autres formes de sociétés (SCRI, SNC, SCS), un acte sous seing privé suffit. Il s’agit d’une convention écrite, établie par les parties elles-mêmes ou par un tiers. Cette convention doit être signée par les parties.

Pour établir l’acte constitutif, vous avez besoin des documents suivants :

  • – un plan financier, qui justifie le montant du capital social de la société en formation et donne une estimation des besoins et recettes prévues ;
  • – en cas d’apport liquidités : la preuve de l’ouverture d’un compte particulier au nom de la société en phase de création = attestation bancaire ;
  • – en cas d’apport en nature (bâtiment, matériel…) : un rapport d’un réviseur d’entreprises.

 

Déposer l’acte constitutif

Vous devez ensuite déposer l’acte constitutif auprès du greffe du tribunal de commerce du ressort judiciaire dans lequel est établi le siège social de votre société. Ce dépôt doit être effectué dans les 15 jours qui suivent l’établissement de l’acte constitutif.

Pour les SA, SPRL et SCRL, le dépôt est effectué par le notaire et l’acte est enregistré au Registre des Personnes Morales.

Pour les actes sous seing privé, les associés sont chargés d’effectuer ce dépôt.

A la suite de ce dépôt, le greffier introduit les données d’identification de l’entreprise dans la Banque-Carrefour des Entreprises. Celle-ci attribue un numéro d’entreprise à votre société. Le greffier assure également la publication de l’acte constitutif par extrait aux annexes du Moniteur belge.

 

Enregistrer l’acte constitutif

L’acte constitutif d’une société doit obligatoirement être enregistré dans un des bureaux d’enregistrement du SPF Finances (Administration du Cadastre, de l’Enregistrement et des Domaines).

Pour réaliser cet enregistrement, vous devez payer des droits d’enregistrement.

Lorsque l’acte est authentique (acte notarié), l’enregistrement doit être effectué par le notaire endéans les 15 jours.

Un acte sous seing privé doit être enregistré dans les quatre mois par les associés.

 

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  1. 5. Rendez-vous dans un guichet d’entreprises agréé

Si vous souhaitez créer votre entreprise sous la forme d’une entreprise individuelle, le guichet d’entreprises est votre premier interlocuteur. Dans le cas d’une société, vous vous adressez d’abord à un notaire puis au greffe du tribunal de commerce et enfin au guichet d’entreprises.

 

Inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises

La Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) est une base de données unique qui reprend toutes les données d’identification de base des entreprises et de leurs unités d’établissement. Être inscrit à la BCE est obligatoire !

Cette obligation vaut que l’activité soit exercée sous la forme d’une entreprise individuelle ou sous la forme d’une société et elle est d’application que l’activité soit exercée à titre principal ou à titre complémentaire.

L’inscription auprès de la BCE doit être effectuée avant le démarrage de votre activité. A l’issue de cette inscription, votre entreprise recevra un numéro d’entreprise qui servira à l’identifier auprès des autorités, ainsi qu’un code NACE (secteur d’activité de votre entreprise – liste des activités pour lesquelles le SPF Economie a donné son avis (PDF).

 

– Inscription d’une entreprise individuelle

Les entreprises commerciales et artisanales

Le guichet d’entreprises procède à la vérification de vos capacités entrepreneuriales.

Si vous répondez aux conditions légales d’exercice de l’activité que vous souhaitez lancer, le guichet d’entreprises procède à l’enregistrement de votre entreprise dans la Banque-Carrefour des Entreprises et à son inscription en qualité d’entreprise commerciale ou artisanale. Un numéro d’entreprise vous est alors attribué.

Le guichet peut refuser d’inscrire votre entreprise si celle-ci ne répond pas aux conditions d’accès à la profession ou si un document requis est manquant. Le refus doit toujours être motivé. En cas de refus, vous pouvez introduire une nouvelle demande qui répond aux conditions exigées ou introduire un recours auprès du Conseil d’Établissement de la région compétente.

Le coût de l’inscription est de 88,50 euros, une unité d’établissement incluse, plus 88,50 euros par unité d’établissement supplémentaire (prix appliqués en 2019, ceux-ci sont indexés annuellement).

 

Les entreprises non commerciales de droit privé

Si votre dossier est complet, le guichet d’entreprises vous inscrit à la Banque-Carrefour des Entreprises. Il ne doit pas toujours procéder à la vérification de vos capacités entrepreneuriales. C’est l’organe professionnel dont vous dépendez (ordre, institut ou chambre) qui se charge, dans certains cas, de vérifier si vous respectez les conditions d’exercice de la profession concernée et qui introduit, le cas échéant, l’autorisation octroyée dans la BCE.

La première inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises, avec toutes les unités d’établissement, est gratuite pour les entreprises non commerciales de droit privé. Toute modification ultérieure est payante (88,50 euros par unité d’établissement en 2019 ; ce coût est indexé annuellement).

 

– Inscription d’une société

Une société est enregistrée dans la Banque-Carrefour des Entreprises lors du dépôt de l’acte constitutif au greffe du tribunal de commerce. Au même moment, elle reçoit son numéro d’entreprise. Elle doit ensuite s’adresser à un guichet d’entreprises pour procéder à son inscription à la BCE en qualité d’entreprise commerciale, non commerciale ou artisanale.

En cas de refus d’inscription en qualité d’entreprise commerciale ou artisanale à la BCE par le guichet d’entreprises, vous pouvez introduire un recours auprès du Conseil d’Établissement de la région compétente.

Le coût de l’inscription est de 88,50 euros, une unité d’établissement incluse, plus 88,50 euros par unité d’établissement supplémentaire (prix appliqués en 2019, ceux-ci sont indexés annuellement).

 

 

Que faire en cas de modification de la situation de l’entreprise ?

En cas de modification de votre situation (changement d’adresse de l’unité d’établissement ou de numéro de téléphone, exercice d’une nouvelle activité…), vous disposez d’un délai d’un mois pour demander une modification de votre inscription auprès d’un guichet d’entreprises. Vous êtes en effet responsable de l’exactitude des données inscrites dans la BCE. Certaines modifications sont payantes, d’autres sont gratuites.

Pour certaines modifications/corrections, vous pouvez utiliser l’application My Enterprise et actualiser les données gratuitement. Vous trouverez un aperçu général des possibilités de correction de données sur la page Corriger des données.

Pour toute correction, votre guichet d’entreprises vous fournira les informations utiles.

 

Où trouver un guichet d’entreprises ?

Actuellement, huit organisations sont agréées en tant que guichet d’entreprises. Les guichets d’entreprises disposent d’environ 200 bureaux répartis dans tout le pays. Vous êtes libre de choisir un guichet d’entreprises quel que soit le lieu d’établissement de votre entreprise.

Plus d’infos sur les guichets d’entreprises et leurs bureaux.

 

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  1. 6. Ouvrez un compte à vue

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Si vous souhaitez lancer votre propre activité indépendante, qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle ou d’une société, vous devriez ouvrir un compte à vue auprès d’une banque ou d’un autre établissement financier.

Vous devez faire figurer le numéro de ce compte sur tous vos documents commerciaux (lettres, factures…) à côté de votre numéro d’entreprise, du nom de votre entreprise et du nom de votre établissement financier.

 

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  1. 7. Identifiez-vous à la TVA

 

Avant de commencer votre activité d’indépendant, vous devez vérifier si vous êtes assujetti à la TVA. Si c’est le cas, vous devrez alors vous identifier auprès de l’Administration générale de la Fiscalité.

 

Votre entreprise est-elle assujettie à la TVA ?

  • – Si votre entreprise livre des biens ou fournit des services visés par le Code de la TVA, de manière indépendante et habituelle, elle est assujettie à la TVA (Code de la TVA, article 4 ).
  • – Si votre entreprise effectue exclusivement certaines activités exemptées par l’article 44 du Code de la TVA ,  et pour autant que certaines conditions soient remplies, elle ne doit pas porter en compte la TVA à ses clients. Il s’agit, par exemple, de certaines activités (sociales, culturelles, éducatives ou encore médicales). Les ASBL constituent le meilleur exemple !

Il n’est pas toujours évident de déterminer si certaines professions sont assujetties ou non à la TVA. En cas de doute, assurez-vous-en auprès de votre comptable ou de votre bureau de taxation.

 

A qui demander votre identification à la TVA ?

Pour obtenir votre identification à la TVA, vous devez en faire la demande auprès de votre bureau de taxation (ou de votre guichet d’entreprises) avant le commencement de votre activité. Votre numéro d’entreprise est alors activé auprès de l’Administration générale de la Fiscalité.

 

Rappel : Quelles sont vos obligations en matière de TVA ?

Une entreprise assujettie à la TVA est notamment tenue de :

  • – faire des déclarations à la TVA (par voie électronique) ;
  • – payer au Trésor la TVA qu’elle facture à ses clients ;
  • – transmettre un listing annuel des clients assujettis (par voie électronique) ;
  • – tenir une comptabilité et remettre des factures.

En régime normal, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 2.500.000 euros hors TVA peuvent introduire une déclaration trimestrielle (exception : le plafond est de 250.000 euros hors TVA pour les livraisons de produits énergétiques, d’appareils de téléphonie mobile, d’ordinateurs et leurs périphériques, accessoires et composants, ainsi que de véhicules terrestres à moteur soumis à la réglementation sur l’immatriculation).

 

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  1. 8. Affiliez-vous à une caisse d’assurances sociales

 

Toute personne physique qui exerce, en Belgique, une activité professionnelle pour laquelle elle n’est pas engagée dans les liens d’un contrat de travail ou d’un statut est considérée comme « travailleur indépendant ». En tant que travailleur indépendant, vous bénéficiez d’un statut social propre et d’un régime de sécurité sociale spécifique. A ce titre, vous devez vous affilier à une caisse d’assurances sociales pour travailleurs indépendants de votre choix et payer des cotisations sociales trimestrielles.

 

– Affiliation en tant que travailleur indépendant

En qualité de travailleur indépendant, vous devez vous affilier à la caisse d’assurances sociales pour travailleurs indépendants de votre choix. Cette obligation vaut également pour les travailleurs indépendants à titre complémentaire.

Vous devez vous affilier avant le début de l’exercice effectif de votre activité indépendante.

Si vous ne respectez pas ce délai, l’‘Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI) vous demandera de régulariser votre situation. Si vous négligez cette formalité, vous serez d’office affilié à la Caisse nationale auxiliaire pour travailleurs indépendants.

 

– Affiliation en tant que société

Si vous créez une société, vous devez aussi l’affilier auprès d’une caisse d’assurances sociales pour indépendants (même si vous y êtes déjà affilié pour votre propre compte),  dans les trois mois de la création de la société. Une cotisation annuelle devra y être payée à destination du statut social pour indépendants.

 

Et si vous venez juste de commencer ?

En tant que starter, vous n’avez aucune année de référence. Vos cotisations provisoires sont alors calculées sur la base d’un revenu que vous communiquez vous-même ou sur la base d’un minimum légal.

 

Comment estimer vos revenus ?

Il est possible que le montant de vos revenus professionnels d’il y a trois ans ne corresponde pas à vos revenus professionnels actuels. Vous devez donc, sur la base de votre avis d’échéance, effectuer une estimation de vos revenus actuels d’indépendant et les comparer aux revenus d’il y a trois ans.

 

Décompte final

Dès que la caisse d’assurances sociales a connaissance des revenus annuels définitifs, elle transmet un décompte final avec le montant définitif des cotisations. Si vous avez payé moins, un supplément vous sera réclamé. S’il y a un trop-perçu de cotisations, vous serez remboursé.

Aucune majoration n’est appliquée aux cotisations encore dues exception faite pour un indépendant qui aurait obtenu indûment une diminution.

 

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  1. 9. Affiliez-vous à une mutuelle

 

Pour bénéficier des prestations de l’assurance maladie-invalidité en tant que travailleur indépendant, vous devez vous inscrire auprès d’une mutualité de votre choix.

Vous devez fournir une attestation en provenance de votre caisse d’assurances sociales qui établit l’accomplissement des obligations en matière de cotisations sociales.

 

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  1. 10. Souscrivez aux assurances indispensables

 

Une entreprise en activité peut être confrontée à des événements susceptibles de porter atteinte à ses résultats, voire à son existence. Dès lors, en tant qu’entrepreneur indépendant (entreprise individuelle ou société), vous devez veiller à vous assurer contre des revers imprévus, comme une maladie, un incendie, des accidents du travail…

Toutes les entreprises et tous les secteurs ne sont pas soumis aux mêmes risques. Certaines assurances sont obligatoires. D’autres sont vivement recommandées.

Voici quelques exemples des assurances obligatoires les plus courantes :

Pour obtenir plus d’informations sur les assurances, adressez-vous à une compagnie ou un courtier en assurances.

 

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  1. 11. Préparez-vous à diriger !

 

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Votre entreprise ainsi créée et fonctionnelle a maintenant besoin d’un outil indispensable pour faire entrer l’argent : la facture ! Elle est incontournable pour réclamer votre dû auprès de vos clients et pour être intégrée à votre comptabilité. Mais comment s’y prendre pour trouver un logiciel de facturation efficace ? Ce n’est pas très compliqué…

Le point commun de TOUS les entrepreneurs et indépendants : le manque de temps. Tous les outils de gestion et de facturation, indispensable aux entrepreneurs qui se lancent, doivent permettent de gagner du temps. Ceux qui en font perdre doivent, dans l’idéal, être évités. Votre temps doit être majoritairement consacré à votre savoir-faire, votre métier, et au minimum à la gestion et à l’administratif. Par exemple, « Excel », c’est rapidement d’interminables feuilles de calcul, des risques d’erreurs, des formats pas toujours compatibles avec ceux de vos partenaires… Bref, une arme à double tranchant…

Avec les logiciels de gestion et de facturation en ligne, l’utilisateur peut créer des documents de vente professionnels en seulement quelques clics. Pas besoin de compétences comptables spécifiques, tout est automatisé dans le programme. Un bon logiciel de facturation doit d’intégrer des fonctionnalités comme l’envoi de factures de ventes et d’achat, l’export des données vers le comptable ou encore l’envoi automatique des rappels de paiement.

Certaines solutions comme Koalaboox vous permettent en plus d’accéder à des services supplémentaires, tel que le financement de factures.

Puis-je accepter ce contrat ?“, “Ai-je la trésorerie suffisante pour exécuter ce contrat ?“… En un coup d’œil, l’entrepreneur dispose de tous ses chiffres stratégiques pour prendre de bonnes décisions concernant sont activité.

 

A (re)lire : Pourquoi les logiciels de gestion en ligne sont-ils devenus incontournables ?

 

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  1. Bonus : Engagez du personnel

 

Enfin, le must, si, en tant que chef d’entreprise, vous pouvez vous permettre d’z engager du personnel, vous devrez remplir une série de formalités administratives imposées par les législations sociale et fiscale.

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– Vous identifier comme employeur auprès de l’ONSS

L’identification auprès de l’Office national de sécurité sociale (ONSS) s’effectue via le service en ligne Wide accessible sur le site portail de la sécurité sociale.

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 – Faire une déclaration « DIMONA »

Dès que vous engagez du personnel, vous devez faire une déclaration immédiate à l’emploi (DIMONA) auprès de l’ONSS par voie électronique. Par cette déclaration, vous informez l’ONSS de l’engagement d’un travailleur au sein de l’entreprise.

Chaque travailleur se voit attribuer un code Dimona personnalisé qui permet aux organismes de sécurité sociale de connaître immédiatement les informations relatives à l’identité et à la relation de travail employeur/travailleur ainsi que tout changement dans celle-ci (par exemple, le départ d’un travailleur).

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 – Faire une déclaration multifonctionnelle trimestrielle

Par ailleurs, vous devez introduire auprès de l’ONSS une déclaration multifonctionnelle trimestrielle qui reprend les prestations et les rémunérations de tous vos travailleurs.

 

 

Vous recherchez plus d’informations ?

Les services publics mettent différents sites à votre disposition afin de vous aider à clarifier votre projet et vous éclairer sur les démarches administratives, les possibilités de financements, les aides disponibles, les risques éventuels…

Le portail fédéral belgium.be consacre notamment un thème détaillé à la création d’entreprise.

Vous pouvez obtenir des informations complémentaires et spécifiques aux régions en consultant les différents portails des institutions régionales :

 

 

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