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Entreprendre en Belgique ? Pas un problème si on a les bonnes infos et les bons partenaires

Pour Neil Goffart, indépendant et nutrithérapeute, entreprendre en Belgique n’est pas nécessairement plus difficile qu’ailleurs. Le secret ? Croire en son produit, avoir de bons partenaires et maîtriser son activité de bout en bout pour avoir toujours un coup d’avance. Rencontre avec un indépendant bruxellois passionné pour qui être bien entouré est la clé du succès.

 

Koalaboox : Bonjour Neil, merci de nous accueillir dans les bureaux de Phyt-Equilibre/LepiVits. Tiens, ce n’est pas ici que vous produisez vos compléments alimentaires ? Avant le rendez-vous on s’attendait à arriver dans un atelier façon Charlie et la Chocolaterie ?

Neil Goffart : Ah non, désolé ici vous êtes au siège social de Bruxelles. Pour découvrir la création de nos produits LEPPIN (marque de Phyt-Equilibre/LepiVits), c’est à Anvers que vous devez aller. Là où se trouve les laboratoires et les ateliers de productions de Belgique.

 

Koalaboox_Leppin_nutriments

Nous avons rendu visite à Neil, fondateur de Lepi-Vits.

 

KB : Peux-tu nous raconter en 2 mots ce qu’est la société LepiVits et comment en as-tu pris les rênes?

NG : LepiVits, c’est une entreprise familiale d’une vingtaine d’années, spécialisée dans la production de compléments alimentaires (micronutrition). J’ai repris la société il y a 8 ans suite à une faillite liée à des problèmes de gestion du personnel, de trésorerie et d’un manque d’innovation.

 

KB : C’est pas un peu chaud ça ? Reprendre une société en faillite comme première expérience entrepreneuriale ?

Deux choses : D’abord j’étais et suis toujours passionné de biologie et de nutrition, donc ça aide (rires). Ensuite, comme je savais qu’il existait toujours une vraie demande du public pour les compléments alimentaires et nutritionnels, je me suis dit « Pourquoi pas ? ».

 

KB : Pourquoi pas ? Quel a été ton « truc » pour une reprise réussie ?

NG : Je n’ai malheureusement pas de secret à révéler (rires), mais je peux vous dire ce que nous avons fait : Avec mon associé, nous avons d’abord réduit la voilure en passant d’un catalogue de 30 produits à seulement 10 pour faciliter la relance et mieux maîtriser la production. Nous nous sommes approprié la chaîne de production et avons simplifié la gestion. Plus classique, nous avons aussi relooké le design, le packaging des produits… Mais surtout, nous avons regagné la confiance de nos clients fournisseurs, des médecins, relancé le bouche-à-oreille .

 

KB : Quel a été le plus gros défi ?

NG : (Re)gagner la confiance des clients et mettre en place un système de gestion qui nous permette d’avoir une vue d’ensemble de la société, rapidement et facilement, pour éviter de retomber dans les mêmes problèmes qu’avant. Mais pour ça, il faut s’entourer de bons partenaires. Un bon comptable, la chambre de commerce locale (La BECI dans ce cas, NDLR), le 1819.be, des experts techniques pour obtenir les certifications, bref un bon réseau. Il est aussi très important de disposer d’un flux constant de trésorerie, ce qui, avec un partenaire comme Koalaboox est beaucoup plus simple (rires).

 

KB : Et selon toi, entreprendre en Belgique, c’est difficile ?

NG : Le premier réflexe serait de dire oui, car on pense directement aux charges sociales très élevées, aux impôts, aux réglementations… Mais avec du recul, je trouve qu’en Belgique on est bien aidé dans les différentes phases de développement de sa société, que ce soit au lancement ou après. Et la situation s’améliore. Il est important d’aller chercher ces aides et de saisir les opportunités qui se présentent à nous. Et pour cela, comme je le disais, il faut être bien entouré et bien connaître les possibilités qui s’offrent aux indépendants. C’est la clé de la réussite.

 

Koalaboox_entrepreneur_client_conseil_trésorerie_Dizier

Savoir s’entourer de bons partenaires, a été un élément clé de notre réussite entrepreneuriale” N. Goffart.

 

KB : Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile en tant qu’entrepreneur ?

NG : De garder un contrôle, une vision globale sur l’ensemble de ma société et de ses activités. Il y a souvent beaucoup d’éléments perturbateurs qui viennent brouiller ce contrôle et de nombreux éléments imprévus à gérer (problèmes de production ou de livraison, notamment. NDLR). Du coup, je ne peux pas dédier assez de temps au management général. Les bénéfices directs d’une solution comme la vôtre, chez Koalaboox, sont un gain de temps considérable et moins de stress grâce à l’accès à de bonnes informations et à du financement à la demande. Ces avantages ne sont pas toujours quantifiables ou mesurables directement, mais ça m’a permis de garder le cap.

 

KB : Sans penser à ces difficultés, tu as toujours voulu être indépendant ?

NG : Oui et non. Je ne me voyais pas nécessairement devenir entrepreneur, mais en même temps j’ai toujours été un indépendant par nature, ça devait donc forcément arriver. Pendant et après mes études, j’ai effectué plusieurs stages et, même s’ils se sont tous bien passés et qu’ils m’ont appris énormément, j’ai vite senti que travailler comme subalterne me posait parfois un problème avec ma manière de fonctionner.

 

KB : Tu as donc suivi un cursus spécifique pour devenir indépendant ?

NG : Pas vraiment, ou du moins pas complètement. Passionné de sciences naturelles, j’ai décroché plusieurs diplômes scientifiques basés sur la biologie, les plantes et la nutrition. A la différence de certains managers pour qui le produit importe finalement peu, dans mon cas j’exerce avec une vraie passion. J’ai tout de même suivi un master de conseiller en prévention des risques en entreprises (ex. prévention en finance, conditions de travail, analyse de processus, soins de santé…). Cette formation m’a apporté un plus car j’ai pu mieux anticiper les futurs problèmes qui attendent les entrepreneurs une fois lancés.

 

KB : Aurais-tu justement un conseil à nous donner ?

NG : Comme je l’ai dit, de bien s’entourer, d’avoir des bons contacts… si on a ce bon entourage technique autour de soi, cette bonne com’ (je crois en mon produit), on n’a pas besoin d’une forme de management commercial.  On ne devient pas indépendant comme on devient médecin ou avocat. On doit l’avoir dans les tripes, dans le cœur!

 

KB : Tu parles de motivation, laquelle est la tienne ?

NG : Avec mon métier, je peux voir les effets directs du changement de qualité de vie de mes clients. A titre personnel (asthmatique chronique), je ne voyais pas d’amélioration avec les médecins généralistes et pneumologues. J’ai changé radicalement de méthode en écoutant et prenant soin de mon corps, de mon régime alimentaire et j’ai notamment corrigé mes carences nutritionnelles avec mes compléments alimentaires. En travaillant dessus, j’ai pu faire mon propre traitement préventif et rééquilibrer mon hygiène de vie. Après un succès incontesté, je peux maintenant offrir cela à mes patients et sensibiliser le grand public. C’est ce qui me motive à me lever chaque matin : proposer une hygiène de vie et des produits efficaces qui pourront apporter des effets bénéfiques à tout un chacun.

 

 

Crédits Photos : Lucile Dizier pour Koalaboox