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Gestion financière de votre boîte : Attention aux idées reçues !

Si les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, nombreux sont les entrepreneurs à éprouver des difficultés à gérer leurs finances « pro » ou « perso » par manque de temps ou de connaissances (ou souvent les deux). Vous vous reconnaissez ? Démontons ensemble quelques idées reçues sur les finances d’entreprises, celles qui induisent tant de personnes dans l’erreur…

 

1. « Je dois dépenser ce que je gagne ! »

Les “spécialistes” ou “évangélistes” (pour être à la mode) de l’« entrepreneurship » aiment enseigner qu’il faut réinjecter le moindre centime gagné dans votre entreprise afin de la faire croître, toujours plus. Pour certains, c’est pratiquement devenu une religion ! Si l’intention peut paraître louable, ce conseil ne s’applique pas à tout le monde. Vous pourrez vite vous retrouver à gaspiller votre argent alors que votre trésorerie ne rentre pas aussi vite que prévu.. Personne n’est à l’abri de retards de paiements, de ruptures de contrats ou de problèmes de production…

Notre conseil : Analysez mois après mois les différentes dépenses engagées et recettes rentrées en vous assurant que vous restez dans vos objectifs et votre retour sur investissement. “Plus facile à dire qu’à faire !”, diront certains. Si vous manquez de visibilité sur votre entreprise, avez-vous déjà essayé les logiciels de gestion en ligne, faciles et pratiques ?

 

A (re)lire : Pourquoi Excel n’est plus l’outil des entrepreneurs ?

 

2. « Cash is King », really ?

Cette expression répandue nous enseigne que le cash, carburant de l’entreprise, est LA priorité sur laquelle vous devez focaliser toute votre attention. Pourtant, notre expérience nous a montré que les indépendants et PME ont plutôt intérêt à se concentrer sur leurs flux de trésorerie.  S’il est indéniable qu’il vous faut des liquidités pour continuer d’avancer, il faut surtout être sûr d’en avoir assez pour demain et après-demain (même jusqu’à la fin du trimestre).

Notre conseil : Commencez par des actions simples comme comparer le relevé bancaire de votre entreprise le premier et le dernier jour de chaque mois afin de constater les fluctuations d’argent. Définissez ensuite quelles sont les activités, créances et dettes qui augmentent et celles qui diminuent vos flux de trésorerie. Préparez-vous un budget qui tend à l’équilibre.

 

A (re)lire : 7 coûts récurrents que vous devez absolument anticiper !

 

3. J’adapte mon budget en fonction des risques/opportunités

Préparer un budget c’est bien, mais le tenir c’est encore mieux ! Si la préparation d’un budget est LE moyen de suivre ses revenus et d’éviter les dérapages par rapport aux performances réelles de votre activité, elle n’est efficace que si ce budget est suivi de très près. L’erreur courante est de mettre toute son énergie en début d’année pour se confectionner un beau budget, qui souvent dérape en seulement quelques semaines. Beaucoup de nouveaux entrepreneurs font l’erreur de modifier leur budget pour s’adapter aux moindres retards ou avances sur leurs prévisions. Gardez le cap que vous vous êtes fixé !

Notre conseil : Établissez vos budgets annuels de recettes et de dépenses en fonction des dernières performances de votre entreprise et des résultats attendus. Ensuite seulement monitorez votre budget tous les mois et réactualiser-le si besoin (deux fois par an au maximum).

 

A (re)lire : Se constituer un budget d’affaire de pro en 5 étapes

 

4. J’investis, donc je m’endette…

Mais ça ira mieux plus tard avec un carnet de commandes remplis.

Pardon ?  Trop d’entrepreneurs s’endettent pour de mauvaises raisons. On a tendance à penser que les dettes peuvent être contractées dans de bonnes perspectives : supprimer des pertes opérationnelles à court terme, effectuer des investissements à long terme ou compenser des baisses de recettes prévisibles et saisonnières. Oui, en théorie seulement. Si ce n’est pas nécessaire à court terme, ne tombez pas dans ce jeu dangereux. Combien de sociétés ne finissent pas en PRJ, tombent sous le coup de l’article 30bis voire en faillite pour ne pas avoir su honorer leurs créances…

Notre conseil : La première chose que vous devez faire est de calculer le poids de l’échéancier de remboursement dans le cadre de la croissance de votre entreprise. Identifiez ensuite le bénéfice exact que vous prévoyez de faire avec cet argent emprunté et dans quels délais : vous calculerez ainsi un rendement estimé qui vous permettra de continuer sans risques.

 

5. Le fond d’urgence ? Un luxe superflu !

Tout projet entrepreneurial, aussi rondement mené soit-il, est soumis à des pressions externes qui le dépassent souvent, rendant l’exercice parfois très bon, mais parfois catastrophique… bien pire. Les activités les plus résistantes, les plus à même d’encaisser une mauvaise passe, ont souvent prévu un fonds d’urgence pour parer à toute éventualité.

Notre conseil : Constituez-vous dès que possible un fonds prévu à cet effet, auquel vous n’aurez recours qu’en cas de confrontation à une situation urgente. Commencez par un filet d’épargne d’un mois et augmentez au fur et à mesure avec des montants, mêmes minimes, que vous parviendrez à mettre de côté sur un compte épargne. Ce n’est pas avec ce fond que vous gagnerez beaucoup d’intérêts…  Le but est que l’argent soit là, disponible dès que vous en avez besoin.

 

A (re)lire : Gérez vos finances comme un pro en 4 étapes

 

6. Les retards de paiements, une fatalité qui freine mon développement

Avec des paiements à 30, 60, voire 90 jours plus les retards, vous vous sentez freiné dans votre croissance. Comment vous donner tort.

Si votre produit/service n’est pas payé immédiatement après la production et la vente, l’entrepreneur ne dispose pas toujours d’argent frais pour lancer immédiatement un deuxième cycle de production. Celui-ci doit donc également être (partiellement) préfinancé. C’est seulement lorsque de l’argent rentre que l’entrepreneur peut l’utiliser pour financer le cycle de production suivant. Bref, plus un paiement tarde, plus le montant qu’une entreprise doit avancer pour continuer de travailler augmente, et plus le besoin de son capital d’exploitation net devient important.

Notre conseil : Pour résoudre le problème des paiements tardifs, il est possible également d’obtenir une aide ponctuelle, rapide et peu onéreuse. Le financement de facture constitue même une solution intéressante pour effectuer un « saut » quantitatif et/ou qualitatif de votre activité. Il vous permet, en toute sécurité, de faire croître votre activité sans soucis de trésorerie.

 

A (re)lire : Avez-vous remarqué une dégradation dans le retard de vos paiements ?

 

Crédits photos : Koalaboox

 

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