menu

créer un compte se connecter

« Pour l’entrepreneur, un bon site web, c’est un retour sur investissement dans la journée »

Nous avons été invités par Gary, Chris, Olivier et Émile dans leurs bureaux au cœur de Bruxelles. A quatre, ils constituent la team Côté-Clair, une start-up active dans le développement de sites web et d’applications mobiles. Un métier dans l’ère du temps devenu incontournable pour le moindre entrepreneur souhaitant être un minimum 2.0.


Creative_Centre_Bruxelles_Jonathan_Avau

La pompe à essence du parking-vélo du centre Dansaert, cherhez l’erreur…


Koalab
oox : Ce que j’aime dans votre centre de bureaux (Creative Centre Antoine Dansaert, ndlr), c’est qu’il y a comme un petit air de start-up berlinoise : Ancienne usine restaurée, vivier à petites entreprises, espaces de co-working, cantine bio, parking vélos… C’est ici qu’est né Côté-Clair ?

Gary Gaspar : Haha, non pas du tout, nous sommes arrivés ici il y a un peu plus d’un an seulement, alors que Côté Clair existe depuis 2 ans maintenant, du moins en tant que sprl. Emile et Chris, à l’origine de la société, se sont d’abord lancés comme indépendants puis j’ai rejoint l’équipe, et enfin Olivier.

coteclair-logo-blue

KB : Vous vous connaissez tous à la base ?

GG : Yes ! Chris et Émile viennent de l’école de graphisme de Namur (Émile Jacquard) et moi de la  Business School of Maastricht. Olivier est un ami d’enfance. On s’est tous rencontrés comme employés chez Woorank, société de webmarketing et de SEO.

Émile et Chris géraient en parallèle Côté Clair qui leur prenait de plus en plus de temps. Au bout d’un moment ils sont partis pour s’investir à temps plein dans Côté Clair. Peu de temps après, ils m’ont proposé de rejoindre le bateau car ils avaient besoin d’un Commercial / Project manager. Et puis Olivier est arrivé, lui aussi.


Team_cote_clair_Jonathan_Avau

Olivier, Émile, Chris et Gary œuvrent du Côté Clair du web.


KB : Et qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer comme entrepreneurs ?

GG : On a tous une âme d’entrepreneur. A 16 ans on a fait les mini-entreprises. Tous, nous avons bossé dans des projets de start-ups qui ont tous plus ou moins foiré. Mais au fond de nous, on avait tous cette envie d’indépendance et d’apprentissage.

Nous avons pu développer les activités de la société comme nous le souhaitions. Au début nous ne faisions que de la création de sites web, puis nous nous sommes tournés progressivement vers la création, design, voire re-design d’applications web ou mobiles, du conseil en webmarketing pour les PME….


KB
 : Quels types de clients vous avez dans ce cas ?

GG : Nous avons deux types de clients : Les gros clients comme les cabinets d’avocats, qui ont clairement autre chose à faire que du wix.com (outil grand public de création de sites web, ndlr), passent par nous pour gérer toute l’infrastructure de leur site, les interactions avec leur public, la gestion de données…

Ensuite les plus petits clients, genre PME de 5-10 employés. Ces entreprises ont plutôt besoin d’un site pour être littéralement présentes sur le web. A travers leur site, elles peuvent améliorer leur visibilité, leur référencement, générer des leads… Souvent ces clients-là n’ont pas le temps, ni de ressources internes, et bien moins de 10 000 € à consacrer à leur communication en ligne.


Cote_Clair_Jonathan_Avau


KB
 : Sans être fin connaisseur, ce n’est pas un job un peu en perte de vitesse ? J’ai l’impression que pour quelques euros il est possible de faire soi-même un site web sans prérequis informatiques et améliorer sa visibilité sur les réseaux en quelques clics.

GG : Ton raisonnement tient si tu es un indépendant isolé, qui n’a besoin d’un site que pour fournir des informations de contacts ou de prix d’un produit ou service. Je pense notamment aux consultants, comptables, notaires ou à la limite restaurateurs qui fondent leur communication sur la réputation, le bouche-à-oreille… Dans ce cas-là une page Facebook ou un site de type Wix peut suffire. Mais tous les autres ont besoin d’un vrai outil professionnel qui réponds au contexte du tout numérique.

Regardez chez vous, Koalaboox, les sites web sont devenus presque organiques. C’est grâce à votre logiciel, utilisable via votre site, que vous avez vos clients. Ceux-ci peuvent stocker, gérer, croiser des informations, c’est quasi devenu vivant ! A l’inverse, votre site doit proposer constamment de nouvelles options, ne pas être figé mais responsive… C’est d’ailleurs ces points forts qui nous a donné envie de choisir votre solution et pas un truc tout raide de comptables (rires).


KB
 : Qu’est-ce qui a évolué dans le métier de la création de site web ?

GG : A priori, les attentes sont toujours les mêmes, à savoir faire venir du monde sur le site et puis obtenir ce « WOW effect » qui va garder le visiteur. Mais avec le web moderne, l’équation « Beau site » + « Expérience client » + « Référencement » + « Interactivité » + … est devenue de plus en plus complexe à développer. Les nombreux outils disponibles à tout un chacun sur le web ne permettent pas de tout résoudre. Le webmarketing reste un métier, d’autant plus important que le chiffre d’affaires des sociétés dépend toujours plus du web. C’est un tournant que personne ne peut rater.

Du coup, ce qui a fort changé pour moi, en tant que commercial, c’est que je ne vends plus de « costs center ». Je ne vends plus un produit dont chaque coût est lié à une partie du site, du temps de travail, etc. Aujourd’hui, nous fixons nos prix sur base du retour sur investissement que peux attendre notre client. Ce retour peut se calculer en termes de trafic, d’e-réputation, de notoriétés, de commandes, etc.


Endless possibilites

Si je te propose un site pour 4000 €, c’est cher ou pas cher ? Je n’en sais rien, comment le calculer ? Ça dépend s’il te fait gagner de l’argent rapidement ou pas. C’est d’ailleurs une de nos fiertés :avec un tout petit investissement initial, nous parvenons à multiplier les bénéfices de petites structures en l’aidant à actionner quelques leviers clés pour son business.

J’essaie de faire comprendre au client qu’il ne perçoive pas un site ou du webmarketing comme un coût, mais une opportunité pour lui faire de gagner de l’argent. Le site web peut être le meilleur retour sur investissement pour une entreprise. Parfois, en une vente en ligne il est déjà remboursé.


KB : Arriver à ce résultat doit être grisant. Avez-vous une expérience en tant qu’entrepreneur que vous souhaitez partager avec nous ?

GG : Déjà, le fait d’être capable de monter une boîte qui tourne et soit rentable, ça fait plaisir pour une bande de jeunes entrepreneurs. Après, aider des clients, qui souvent nous ressemblent par la taille de leur société ou leur façon de penser, en leur permettant de réaliser leur chiffre d’affaire, ce qu’ils n’auraient pu faire sans nous, c’est quasi messianique (grand sourire).

Il y a aussi les projets plus techniques qui peuvent constituer des challenges pour nous, mais qui sont valorisant, comme des applications mobiles ou de l’e-commerce.

Un exemple ? Développée pour le « fun », notre application « Contrôle STIB » permet à ses utilisateurs de signaler les contrôles de tickets sur le réseau de transports en commun bruxellois. Savez-vous que c’est une des applications 100% belges participatives les plus utilisées ? Pour l’anecdote Apple a tenté de l’interdire car la société considérait cela comme une incitation à la fraude, alors que la STIB elle-même jugeait qu’elle rassurait au contraire les utilisateurs en signalant la présence de contrôles. Du pur win-win, hors des sentiers battus.

Sinon nous avons d’autres chouettes projets comme le logiciel collaboratif logo-marker-friendly ou la Campagne Desperados dont nous sommes assez fiers.


Campagne Desperados CoteClair

La fameuse campagne web #Party Instinct ! C’était donc eux...


KB
 : Vous me tenter avec votre appli STIB, mais là comme j’ai un vélo qui m’attends dans votre cour je ferai le test en allant prendre mon train tout à l’heure. Merci Gary, et aussi Emile, Christophe et Olivier qui nous ont rejoint. Je peux prendre quelques photos et vous demander de faire semblant de travailler ? C’est pour le blog Koalaboox.

GG : Oui pas de soucis. Normalement si on a bien fait notre boulot tu devrais déjà trouver des photos totalement simulées sur le web, mais sinon, envoie-les-nous, on a une e-réputation à maintenir.


Bicycle_Dansaert_Jonathan_Avau